Point de vue de l’ORIV

L’action de l’Etat en faveur de ce que l’on appelle communément les « quartiers sensibles », que l’ORIV préfère appeler des quartiers populaires en référence aux caractéristiques socio-démographiques de ceux qui y résident, date officiellement du début des années 80. Depuis, la politique de la ville développe des dispositifs et des actions visant d’une part à limiter les écarts entre les territoires et d’autre part à renforcer la cohésion sociale et territoriale. Elle a connu des évolutions tout en conservant un certain nombre d’invariants depuis sa création. Ainsi, elle a été conçue comme une politique interministérielle, interinstitutionnelle, contractuelle et expérimentale. Alternant primauté à l’habitat et primauté au social, elle tente de résoudre les difficultés sociales, économiques… rencontrées par les habitants résidant sur certains territoires.

 L’ORIV s’est saisi de cette question en Alsace, suite à un travail mené dans le milieu des années 90 alors que certains territoires alsaciens populaires se trouvaient confrontés à des problèmes récurrents de « violences urbaines ».

L’association est attachée à une politique territorialisée visant à rétablir l’égalité entre les territoires et la cohésion sociale et territoriale. Elle considère ces quartiers populaires tout à la fois comme des territoires d’avenir, notamment parce qu’y réside une part importante de la jeunesse de France, et comme des territoires en devenir, dans la mesure où ils concentrent les difficultés auxquelles est confrontée dans une moindre mesure la société française, mais aussi parce qu’ils mettent en exergue les défis auxquels elle doit faire face.

C’est dans cette perspective que l’ORIV inscrit son action. L’association ORIV la développe au titre de sa fonction de centre de ressources politique de la ville, reconnue par l’Etat depuis le Comité Interministériel des Villes de 1998. Les relations Etat – Centre de Ressources sont définies par un cadre de référence national.

Par ailleurs, l’association a été marquée ces dernières années par une augmentation des demandes de la part des professionnels qui souhaitent être mieux outillés et pouvoir répondre aux enjeux locaux. Ces demandes émanent également de territoires limitrophes à l’Alsace. Ainsi, si l’ORIV porte des actions dans le domaine de la politique de la ville en Alsace depuis 1996, elle intervient depuis la fin de l’année 2010 en Lorraine. En effet, elle co-dirige avec le Carrefour des Pays Lorrains, association œuvrant en Lorraine depuis des années dans le domaine du développement local, le Centre de Ressources Politique de la Ville Lorraine (CRPVL).

En Alsace comme en Lorraine, l’action de l’ORIV dans le domaine du développement social urbain vise à :

  • permettre une meilleure appréhension de ces quartiers qui sont souvent perçus de manière simplificatrice et stéréotypée,
  • contribuer à transformer le regard, souvent stigmatisant, porté sur ces territoires et les habitants qui y résident,
  • soutenir les acteurs intervenants sur ces quartiers en mettant à disposition des ressources documentaires, méthodologiques ou humaines (dans le cadre de démarche d’accompagnement),
  • favoriser la mise en réseau et les échanges entre les acteurs dans un souci de décloisonnement des actions et de construction partagée,
  • renforcer la prise en compte par l’ensemble des décideurs du « pouvoir d’agir » des habitants et forces vives locales.

Parce que la ville se « fabrique » collectivement, l’ORIV privilégie toute démarche permettant un décloisonnement des approches en favorisant les rencontres inter-acteurs.

Pour répondre à ces défis, l’ORIV met à disposition et développe des ressources tout en re-contextualisant les réflexions mais aussi en les adaptant aux caractéristiques des territoires. Elle réalise également un travail de capitalisation des réflexions et des enseignements des démarches menées afin d’en permettre une diffusion et une appropriation par le plus grand nombre.

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